Le kenyan Benjamin BITOK a remporté l’édition 2010 du marathon d’Annecy, en un peu plus de 2h15, devançant son compatriote Jackson RONO et le belge Eric GEROME. Si le record masculin n’est pas tombé, chez les femmes, en revanche, Emily ROTICH, détentrice de la meilleure perf du semi-marathon établie l’an dernier, a rayé des tablettes le chrono de 2003 de la Belge Catherine LALLEMAND (2h39’23s). Une nouvelle base qui s’établie désormais à un peu plus de 2h37’ pour parcourir les 42,195 kms.
Toujours un peu plus nombreux chaque année, le bouche à oreille fonctionnant parfaitement, les inconditionnelles de la discipline ne s’en lasse pas. Courir entre lac et montagne avec en toile de fond un décor de carte postale, tel est le cadre proposé aux plus de 6000 participants du marathon et du semi-marathon du Lac d’Annecy.
Ni voyait pas de chauvinisme, mais plutôt une simple constatation faites par les forçats du macadam venus, cette année encore des quatre coins du globe, profiter de ce parcours idyllique, qualifié de très roulant, tenter d’établir un record personnel ou simplement relever un défi contre eux mêmes.
Pour les têtes d’affiche pas questions de flâner ou de faire une pause au ravitaillement histoire de contempler le paysage, la course au record est un éternel recommencement et la cohorte de kenyans, maître sur les rives du Lac depuis quelques années déjà, n’entendaient pas mettre un terme à cette hégémonie. Une suprématie qui sera une nouvelle fois vérifiée, avec Benjamin BITOK qui laissera ses compagnons d’infortune découvrir seuls la piste cyclable et les berges du Lac dès le 30ème kilomètre, pour venir, en solitaire, franchir la ligne d’arrivée positionnée sur le Pâquier, sans toutefois réussir dans sa quête de la chasse au temps.
Chez les femmes le suspense se résumait justement à cette chasse au chrono, tant Emily ROTICH a dominé l’épreuve de la tête et des épaules, laissant ses adversaires en découdre pour les places d’honneur dès les 1ers hectomètres. Un pari audacieux mais payant, qui au bout des 42,195 kms de course lui permettait de réussir ce que les organisateurs attendaient depuis déjà quelques années, un nouveau record féminin. Après celui de semi-marathon en 2009, la kenyane s’offre, sur les bords du lac, un nouveau temps de référence pour la seconde année consécutive, mais dans une distance différente.
Annecy Infosports le 18-04-2010